Vol et Ski - Préparation , Challenge - Mode d’emploi.

Préparation vol et ski

Le Challenge Vol et Ski va attaquer sa 12eme saison cet hiver. Cette compétition amicale est une très bonne excuse pour sortir la voile pendant les mois enneigés, de se retrouver avec d’autres parapentistes, de s’amuser et même de progresser en terme de pilotage. On parle beaucoup de speed riding mais on peut se faire vraiment plaisir à jouer avec la neige avec nos voiles de parapentes aussi – sans se faire impressionner par la vitesse.

Un jeune pilote autonome serait capable d’aborder une épreuve de vol et ski, mais un pilote ayant effectué un minimum de préparation va se faire beaucoup plus plaisir. Dans une journée on peut se préparer pour être plus performant et bien plus serein une fois en compétition. Certains peuvent trouver que de s’entraîner ouvre une nouvelle dimension au vol en hiver sans forcément aller aux compétitions.

Le Matériel
Voile : Il est possible de faire du vol et ski avec toutes les voiles mais c’est bien plus facile avec des voiles simples, genre LTF 1, LTF 1 / 2. Ceci dit le challenge a été remporté dans le passé avec une LTF 2 et on voit régulièrement des compétiteurs équipés avec leur voile d’accro. Les compétitions peuvent même se faire en biplace !

La Sellette : Probablement le facteur le plus déterminent pour se faire plaisir en V&S! Une sellette normale avec moussebag, secours et accélérateur rend le V&S misérable, voir même dangereux quand on essaye de faire du ski avec un sac encombrant d’environ 18 kg sur le dos. Les sellettes légères avec ou sans airbag sont les mieux adaptées. Les protections dorsales peuvent être utiles mais généralement la pente la neige et les skis amortissent bien les maladresses. Le choix du secours et personnel mais généralement on vol près de la neige dans les conditions calme et sans la présence d’autres voiles autour. Pas très facile d’exploiter l’accélérateur avec les skis aux pieds non plus ! Il est souvent possible de louer les sellettes montagne style Radicale dans les écoles ou d’en trouver chez des amis. En ce qui concerne le PTV : les skis, fixations et chaussures remplacent le poids d’une sellette pleinement équipée.

 

Les Skis : On pratique qu’en hors-piste donc des skis adaptés au hors-piste avec les fixations correctement réglées sont top. Evitez les snowblade qui sont difficile à gérer hors des pistes. Ca passe en snowboard et télémark mais il faut être vraiment bon !

Le Pilote : Même si des pilotes n’ayant que cinq grands vols à leur actif on fait des compétitions V&S il vaut mieux être complément autonome. Il faut être aussi autonome en ski – avec la voile sur le dos.

Terrain de jeu
Il faut absolument se renseigner, de préférence auprès des clubs, écoles ou service des pistes sur la station de ski ou vous envisagez vous entraîner. La FFVL stipule qu’il faut garder 50m de distance des pistes ou remontées mécaniques au sol ou en vol. Certaines stations n’acceptent pas le vol et ski même en hors piste. Le mieux est d’utiliser des sites déjà connus pour le vol et ski (par exemple : St Gervais, Chamonix – Le Tour, Verbier, Luchon). En tous cas, privilégier les pentes peu raide et sans obstacles, en hors-piste. Attention, plusieurs stations utilisées pour le challenge ne sont exploitables que pendant les compétitions car déco ou atterro sur piste fermée etc.

Les Conditions
Pour la première journée de V&S éviter les conditions ventées. Une fois habitué, le vent offre des possibilités de kite ou soaring avec des touch en wing magnifique mais au début c’est très technique de décoller dans le vent et on est facilement découragé !

Décollage – sans vent.
Si vous êtes à l’aise en ski, il est possible de préparer la voile, ski aux pieds.
L’avantage est que l’on ne s’enfonce pas dans la neige (hors piste).
Si le décollage est peu raide il est préférable, selon la voile, de partir avec les suspentes molles à env. 3m du bord de fuite & de bien tenir les avants vers l’avant. L’erreur classique c’est de ne pas insister sur les avants. Si la voile part d’un côté il faut se déplacer comme à pied avec un petit contre à la commande. Il faut privilégier la prise de vitesse et réduire le freinage au stricte minimum pour éviter que la voile s’affale. Avec un décollage plus raide c’est pareil sauf qu’on part avec les suspentes tendues et on se prépare à freiner un peu plus pour empêcher la voile de passer devant.
Décoller avec le vent arrière est tout à fait réalisable. Il faut empêcher la voile de glisser avec la neige ou les sardines enfoncées dans la neige et attachées sur le bord d’attaque. Avec le vent arrière il ne faut pas hésiter à « claquer » encore plus la voile surtout sur les pentes peu raides pour pouvoir garder de la vitesse en glissant.

Décollage – avec vent de face.
Si le vent est plus soutenue, il est possible de gonfler face voile et avec les skis travers pente mais ça demande un très bon feeling. On peut aussi demander de l’aide et de partir suspente tendue. Certains pilotes partent carrément face voile et en marche arrière, se retournant une fois en vol – à bien gérer !

Premiers touchs
Au début il faut s’habituer à voler avec les skis et de chercher à se rapprocher de la pente ou de faire les touchs en douceur sans côtoyer les basses vitesses. Il suffit, comme en soaring, de traverser la pente et de serrer, tous doucement, vers le relief. Juste avant de toucher il faut commencer à prendre une trajectoire qui s’éloigne de la pente et de donner de la vitesse à la voile tout en gardant le contact pour éviter la frontale si on touch un peu plus fermement que prévu. Cette notion de soigner la sortie du touch avec une bonne trajectoire, de la vitesse (air) et la voile ouverte est une des clés principales du vol et ski.

Le Pumping.
Ayant trouvé un endroit légèrement pentue et neige douce de préférence pour les premières tentatives, vous pouvez utiliser la fameuse technique du pumping. Cette méthode dégrade énormément la finesse et augmente le taux de chute. Au début il est déconseillé de faire du pumping à plus de 10m d’altitude car le risque de décrochage reste présent, surtout avec les voiles plus perf. Le pumping consiste en un geste, symétrique, sur le plein débattement des commandes, similaire mais un peu plus rapide que l’arrondi normal puis on remonte les mains et tout de suite on recommence. Il faut commencer le pumping que si la voile est bien équilibré au dessus du pilote – ni derrière ni devant, ni en roulis. Il faut arrêter le pumping à au moins trois mètres sol pour éviter une pose un peu rude et surtout pour garder la vitesse pour pouvoir repartir.

Pour prendre confiance avec se geste assez impressionnant il est plus confortable de glisser au sol avec la voile sur la tête et de faire des mouvements de pumping ample et rapide, tout en restant au sol. On voit que la voile supporte très bien ce geste. Il suffit de garder les mains basses trop longtemps pour comprendre qu’il y a des limites à cette tolérance !

Les très bons pilotes arrivent à exploiter la phase parachutale de leur voile pour descendre à la verticale - mais il est beaucoup plus prudent & moins physique de se présenter sur une cible avec une approche classique en « S » et de jouer en pumping pour les derniers quelques mètres sur l’axe.

Il est très important de comprendre que le pumping joue avec les basses vitesses et si l’aérologie devient turbulente on peut très facilement perdre trop de vitesse air avec comme résultat un décrochage brutale – même avec des voiles débutants. Donc méfiance dans l’air turbulent avec les basses vitesses.

Passages glissés
Si la pente n’est pas trop raide il est relativement facile de glisser au sol. Désormais il faut arriver avec de la vitesse air, poser en douceur en freinant un peu pour empêcher une éventuel fermeture frontale et de prendre un axe sur la neige qui garde de la vitesse. Si la pente est plus raide on peut même ralentir la course en faisant du chasse neige et de freiner plus profondément. Ca devient un jeu d’équilibre bien intéressant surtout quand on commence à chercher à faire les virages au sol.

Les Ressources
Le jeu est de faire un très léger touch sur la neige avec suffisamment de vitesse pour redécoller et de « sauter » une zone imaginaire ou un petit mur de neige. La méthode la plus simple est de voler en basses vitesses, puis de remonter les mains symétriquement et rapidement pour que la voile pique vers la neige. Si le timing est bon, même pas besoin de freiner car l’aile sortira de l’abattée toute seul et remontera en chandelle. Si le timing n’est pas bon on freine un peu pour amortir la pose.

Les wings
Avec une pente pas trop raide c’est très sympa de faire les mouvements de roulis avec touch entre chaque inversion. Attention d’éviter les touchs vers la pente et d’aller progressivement. On apprend beaucoup en faisant les wings près du sol dans un environnement relativement sécuriser et la neige est plus facile à sortir des ailes après le vol que le sable du Pyla !

Une fois qu’on arrive à maîtriser les touchs , glissés & ressources à volonté ,la prochaine étape est de matérialiser dans la neige, avec peinture fluo, fanions ou rubalise, les cibles pour commencer à travailler la précision.

 

Challenge -  Mode d’emploi.

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Le Challenge FFVL Vol et Ski est une compétition amicale. Ça tombe bien car même s’il existe un noyau de compétiteurs qui jouent la gagne cela reste accessible et amusant pour la majorité qui n’ont pas trop d’expérience en Vol et ski.
 
Dans l'article "Vol et Ski - Préparation" nous avons abordé la préparation et le matériel à utiliser. Maintenant nous allons voir la démarche à suivre pour s’inscrire et comment une compétition se déroule.
 
Les Inscriptions.
 
Le calendrier (et details d'inscriptions) du challenge est visible sur www.voletski.fr 
 
La saison commence avec l’épreuve des Saisies, début Janvier. Cette épreuve est très populaire, sans doute car c’est la première de la saison mais aussi car le domaine s’y prête très bien et les manches sont ludique et accessible à tous. Idéal pour s’initier au Vol et Ski.
 
Si vous vous inscrivez une semaine à l’avance vous bénéficiez de frais d’inscription réduits (genre 50 Euro au lieu de 55 / 60 Euro) car pour les organisateurs cela permet d’avoir une meilleure idée du nombre de participants (réservation resto pour le samedi soir...)
Il n’est pas nécessaire d’avoir une licence compétiteur, mais vu que le challenge est organisé par la FFVL, il faut avoir la licence FFVL (sauf en Suisse ou Italie ou une R.C individuel aérienne est suffisante – mais pas de classement dans le challenge FFVL si pas membre de la FFVL).
 
La plupart des organisateurs propose une date butoir pour prévenir si la compétition à lieu ou pas(en fonction de la météo), souvent le jeudi soir avant l’épreuve. A consulter sur site web de l’organisation ou sur un répondeur téléphonique. Si la compétition est annulée, votre chèque d’inscription sera détruit.
 
Il est parfois possible de s’inscrire sur un seul jour.
L’inscription comprend l’organisation, les ski-pass pour deux jours, parfois le petit déjeuner, le repas du samedi soir et quelquefois un panier repas pour le déjeuner. Généralement tous les compétiteurs sortent avec un lot à la remise des prix.
 
Normalement, les accompagnants, peuvent être inscrits (forfait, diner ...) au même tarif ou parfois un tarif légèrement réduit. Les organisateurs ont parfois besoin de plus de bénévoles et invitent les accompagnants au sein de leur équipe (forfaits, repas... fourni). C’est souvent une ambiance agréable et l’accompagnant s’intègre dans une équipe pour le weekend. A prévoir en avance.
 
Après l’inscription.
Regardez bien les sites web des différentes épreuves pour être bien informé des règles et des explications des parcours. Les organisateurs suggèrent des logements qui acceptent d’accueillir des compétiteurs pour le vendredi & samedi soir – parfois avec des remises.
 
Le week-end
Il faut arriver assez tôt pour l’enregistrement avec licence FFVL ou preuve d’assurance. Les organisateurs fournissent pas mal d’info, y compris, les horaires etc. et une réglementation. C’est le moment de prendre un petit café et de lire attentivement les infos, vous serez mieux préparé et donc plus en confiance.
Avant de monter au décollage, vérifiez que vous êtes bien équipé :
Voile
Sellette + maillons. (Sans secours et accélérateur).
Casque obligatoire. Lunettes de soleil.
Dossard
Sac plastique (pour laisser les choses superflues au décollage pendant votre course).
Snacks, eau
Vêtements chauds en réserve. (En cas d’attente au déco on a vite froid).
(Sans bâtons de ski sauf si vraiment besoin.)
 
Au décollage
Laissez la voile et vos affaires au déco et allez repérer le parcours à ski avant le briefing car vous aurez plus de temps et ça sert comme échauffement.
Imaginez bien votre trajectoire en prenant bien compte du vent. Si certaines cibles vous paraissent trop compliqué ou risqué, n’hésitez pas à être sélectif. Soit accepter de survoler la cible en question ou de la zapper complètement.
Essayez d’enregistrer mentalement le parcours pendant votre repérage.
Après le repérage, préparez votre voile et mettez la en boule sur le côté en attendant le briefing.
 
Le Briefing
Le directeur d’épreuve va faire un briefing juste avant l’ouverture de la manche. Après le briefing, n’hésitez pas à poser des questions.
 
La Manche
Généralement les vents se lèvent en cours de journée. Vu qu’il est plus facile de voler dans les conditions sans vent il est généralement préférable de partir le plus tôt possible. Si vous attendez cela ne fait qu’augmenter votre niveau de stress. Pour les jours ou vous imaginez que ça serait mieux plus tard, descendre à ski pour regarder comment font les autres.
 
Sur chaque atelier il est impératif de bien annoncer son numéro de dossard – même si vous survolez l’atelier. C’est souvent à cause de ce détail que des pilotes pensent qu’il « manque » des points aux résultats.
 
Il vaut mieux être trop haut sur un atelier que trop bas ! Avec de l’entrainement on peut toujours perdre un peu d’altitude mais trop bas risque de faire un crash qui rime avec début de galère ! Un « jeune » pilote doit éviter au maximum les crash (quand la voile s’affale sur le parcours) car c’est fatiguant de redécoller, stressant et très dur pour le morale. C’est bien normal, au début, de survoler ; ça fait partie de l’apprentissage et progressivement on se rapproche.
 
Evitez de vouloir tout faire tout de suite ; soyez sélectif ; choisir les ateliers qui rassure et essayer d’oublier immédiatement la frustration de rater un atelier pour pouvoir se concentrer sereinement pour la suite.
 
Entre les manches
La plupart des organisateurs proposent des zones de vol en dehors des épreuves, certains ont même des zones d’entrainement. Profitez-en pour vous amusez et entrainez-vous entre ou après les manches, c’est comme ça que vous allez progresser.
 
Un sac de pliage rapide avec une sellette légère apporte un gain de temps étonnant avec la possibilité de faire bien plus de vols. Sur un site adapté (dégagé et pas trop raide) vous pouvez même préparer la voile sans quitter la sellette et les skis – en acceptant de bien contrôler la voile avant de décoller.
 
Personnellement il est rare que j’effectue moins de douze vols par weekend de compétition (épreuves + vols pour s’amuser) mais attention à la fatigue !
 
Remise des Prix
Même si ça prend un peu de temps pour les résultats (surtout pour l’organisateur qui veut faire un maximum de manches le dimanche), ça vaut la peine d’attendre la proclamation des résultats car normalement il y a un lot pour chacun. C’est également l’opportunité de se comparer avec les amis et de dire merci aux bénévoles sans lesquelles il n’y aurait aucune épreuve.
 
Amusez-vous bien !